mardi 16 septembre 2008

Manger...

J'avais un dessin, mais ne retrouvant mon logiciel de scan, ça attendra que je leretrouve, en échange, le début d'une nouvelle, que je n'ai jamais terminé, parce que, je ne sais pas, je le sentais pas. Certainement parce qu'elle est écrite à la troisième personne, ce que je ne fais jamais d'habitude... N'hésitez pas à donner votre avis si vous vous en sentez le courage...

Manger était ce qu'il détestait le plus, philosophiquement parlant. Il haïssait tout bonnement tout ce qui pouvait le rapprocher de l'animal. Il pensait, avec une odieuse sincérité que l'homme devrait se détacher au maximum de toute "animalité", que tout comportement devait être raisonné et non instinctif. Il avait souffert depuis tout jeunes de ce qu'il appelait "les comportements primaires". Il avait toujours été le souffre-douleur, parce que pas grande-gueule, pas baraqué, pas grand, autrement dit la loi de la jungle avait décidé qu'il ne serais que dans le bas de l'échelle, et c'est effectivement là où il étais. Depuis qu'il en avait pris conscience, il étudiait les sciences, la philosophie, tout ce que, pour lui, l'éloignait au plus de l'animal, mais rien n'y fis, il était toujours la victime de "la meute". Tout ses efforts étaient réduits à néant, il avait voulu "s'élever" au-dessus de la meute, et il pensait y être arriver, seulement, les autres ne le comprenais pas, ça en étais venu au point où ses propres parents se sont moquer de lui, il en avait déduit que, eux aussi, ne le comprenaient, pire, le rejetaient. Après avoir mener sa pensée à l'extrême, il en était arrivé à la conclusion que se nourrir était la chose qui le rapprochait le plus de l'animal, et qu'il devait donc, par conséquent, s'en abstenir le plus possible. Il avait, pendant un moment, cru que ne manger que des plats raffinés et sophistiqués l'éloignerais de "l'animal" qui sommeillais en chacun de nous, peine perdue, il voyait que ce n'était qu'illusion, qu'une façon de se voiler la face, puisque, quelque part, une façon de vouloir y prendre goût. Alors, à l'inverse, et ce depuis 5 ans, il faisait un minimum de repas par jour... Il subsistait avec le même plat, une fois par jour, voir moins. Comme avec ses semblables avec lesquels il avait limité les contacts aux stricts minimum, le minimum du minimum. Juste ce qu'il fallait de politesse, car il pensait que la bienséance était une forme de réflexion que l'animal ne pouvait comprendre. Au contraire, toutes discussions avaient pour lui un goût d'affrontement primitif, un dérivé socialement acceptable des jeux romains (je n'ose vous dire ce qu'il pouvait penser des repas chargé en victuailles et alcools avec nombre de convives autour de la table discutant tous de sujets aussi primordiaux pour eux que totalement avilissant pour lui).

2 commentaires:

zofia a dit…

Tu aurais du continuer...

Clownface a dit…

Merci, mais, j'ai du mal à la raconter l'histoire de ce bonhomme, peut-être parce qu'il me fais peur quelque part, dans son comportement, sa manière de voir les choses...